Gamelle production

Cuisine, Plaisir et Gourmandise

01 juillet 2016

Si vous voulez....Vide Maison!!!!!

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Les Textes et Photos sur  Gamelle Production ne sont pas libres de droits.© 2005-2008 . Si l'un ou l'autre vous intéresse, vous pouvez me contacter par mail.
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18 avril 2016

Et quelques trois heures plus tard...la recette était là!!!!!

Imaginez-vous bien !!!

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Charlotte de rosés au cœur fondant Sylvestre

Ingrédients (pour 8 personnes) 

Pour la charlotte :

  • 250 g champignons rosés fermes
  • 300 ml lait (si les rosés sont très fermes)
  • 165 g œufs entiers
  • 1 Tbsp farine tamisée
  • 1 tsp sel
  • ½ tsp poivre

 Pour le fondant :

  • 250 g assortiment champignons
  • 20 g échalotes
  • 1 Tbsp persil
  • PM thym, laurier, queues de persil
  • 50 cl crème fleurette
  • 1 bottillon ciboulette
  • 2,5 feuilles gélatine
  • PM sel, poivre, quatre épices
  • PM papier siliconé, film étirable
  • PM margarine, farine tamisée (pour le moule)

 NB :

  • 1 Tbsp= 1 C à Soupe
  • 1tsp= 5ml
  • ½ tsp= 2,50ml
  • PM : Pour Mémoire 

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Progression de la recette

Préchauffer le four à150°C (th5)

 Confection de la charlotte

  • Retirer les spores puis émincer les têtes de rosés. Couper les pieds de même.
  • Cuire les champignons dans le lait puis égoutter.
  • Bien essorer puis mixer les rosés avec un œuf entier plus 2 jaunes.
  • Battre en neige les deux blancs et les incorporer à l’appareil mixé.
  • Saupoudrer de la farine sur ce mélange et l’incorporer délicatement. Saler et poivrer. Vérifier l’assaisonnement.
  • Verser ce mélange dans le moule et l’étaler uniformément. Cuire au four pendant 10 minutes environ.
  • Sortir la charlotte du four dès la cuisson achevée et démouler sur du papier siliconé, couvrir d’une seconde feuille de papier siliconé pour éviter à la charlotte de sécher. 

Confection du fondant 

  • Régler la température sur 180°C (Th.6)
  • Mettre les feuilles de gélatine à ramollir dans un peu d’eau froide.
  • Tailler grossièrement les champignons si besoin.
  • Dans un sautoir, faire revenir avec un peu de matière grasse les champignons par variété.
  • Rassembler le tout puis ajouter l’échalote et les aromates. Ajouter la moitié de la crème.
  • Cuire 10 minutes au four. Les champignons doivent être moelleux.
  • Faire fondre la gélatine ramollie dans le reste de crème.
  • Lier avec la préparation précédente et ajouter la ciboulette. Vérifier l’assaisonnement. Laisser tiédir.

 Montage et service

Déposer la charlotte dans le moule. Verser le fondant.  Récouvrer de la charlotte .
Mettre au frais environ 1 heure. Au moment de servir, retirer le film puis couper la charlotte en part.
Dresser sur un plat avec un filet d’huile d’olive, d’un trait de vinaigre et quelques feuilles de salade.

 

 

 

 

 

 

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03 avril 2016

Une brise douce soufflait sur la mer ; le soleil dessinait des motifs changeants dans les jardins situés en contrebas…Je n’ai pas besoin de regarder la pendule pour savoir l’heure !!!! 3 heures !!!

C’est l’heure de la charlotte !!! …de chocolat !!!

 

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Charlotte au chocolat

 

Ce qu'il a fallu pour un moule:


150 g biscuit, 50 g rhums, 150 g d’eau,

150 g chocolat 

6 jaune d’œufs, 6 blancs,

 

Comment faire?

 

Tapissez le moule de biscuit à la cuillère, trempé dans in mélange d’eau et un mélange de rhums. 

Dans le bol, mettrez le chocolat, y faire fondre au micro-ondres.

Ajoutez 1 jaune. Petit à petit, lisser. Ajoutez 1autre jaune, puis 2,3,4,5 jusqu’à 6 !!!! Ajoutez le sel.

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Battez les blancs montés en neige ferme ! Mélanger aux jaunes.

 Versez les biscuits et laisser une nuit au frais. 

 

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02 février 2016

Et quelques trois heures plus tard…..

                     

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Sauté de dinde

 


Avouez, qu'il est tentant, non, ce sauté ! Il vous fait saliver?         Alors ne résistez plus!

 

Ce dont vous aurez besoin : 8 escalopes de dinde, 16 poitrines fumés, 160 g emmental.

   SAUCE : 25 g de farine, 25 g de beurre, 1 litre de jus de volaille,200g de crème fraiche

Film étirable

 

Comment procéder?

PROGRESSION :

  • Prendre les 8 escalopes  les mettre à plat et les lisser
  • Prendre les poitrines fumées et déposer sur les escalopes
  • Prendre l’emmental et le déposer sur la poitrine fumée
  • Les rouler dans le film plastique

SAUCE :

  • Dans une casserole faire fondre le beurre, y mélanger la farine, et verser petit a petit le jus de volaille
  • Ensuite y rajouter les escalopes. Diminuer le feu et laisser mijoter 40 minutes
  • Enlever le film étirable
  • Rajouter la crème fraiche
  • Et servir !!!

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06 août 2015

Écaille et Plume, une histoire…

Trois jours... c’était le nombre de jours que  je m’accorderais cet été,... sans Fil et hors de France, en guise de vacances

 

Rien de mieux en effet pour moi que de me plonger dans une autre culture, l’oreille quasi vierge de palabres parasites et parfois bien envahissantes.

 

J’aime alors me laisser bercer par les sons et au bout du compte, je m’imprègne tellement que  « j’entends » cette langue. Bon, j’avoue, quelquefois, je finis par la « parler »

 

Vacances ! Quel mot étrange... mettre entre parenthèse, rendre libre, être disponible... un espace-temps où le banal quotidien n’a plus de prise ... 

 

Trois jours ! mais Où ? Quoi ? Envie de soleil, du bleu de la mer, de rencontres, d’émotions, de vie paisible mais bien remplie, envie de goûter la cuisine des autres, mais pas n’importe laquelle. Une jolie cuisine qui sache flirter avec le bonheur et tutoyer mes sens, titiller mes papilles, parler à mon esprit, aiguiser mes pulsions créatrices et investir les circonvolutions de mon cerveau, parcourir les synapses et libérer tous les  transmetteurs encore disponibles pour une explosion de sensations et d’accords intellectuels et sensitifs.

Oui j’avais de ces envies, mais voilà ? Où ? chez Qui ? Que pouvais-je attendre ?

 Fin Juin, un aller–retour chez San, m’avait fait renouer avec le goût des tables heureuses d’artiste et de cuisine d’auteur contemporain... Ah son extraction de composés aromatiques de fleur de pensée par ultrasons. Un poême !... je vous en reparlerai ... promis !

Depuis 10 ans, Fil est ma priorité et je ne me suis guère éloignée ... les voyages sont restés en arrière-plan et les tables avec. Depuis deux ans, je reprends peu à peu  de la distance et lui de l’autonomie... alors les rêves reprennent. Noma, Adria et Alinéa me trottent dans la tête depuis un temps. Hongrie, Saint Pétersbourg, Alicante, Pérou, Nankin, Kyoto, Dadès...

Mais là, le Sud m’attire  ... Et puis trois jours, c’est court !

 

A ce point de mes réflexions tandis que je m’active à briquer la maison, la fée Stéphanie me susurre à l’oreille un prénom: Quique ...  Elle en est devenue fan, raide dingue devrai-je dire, de ce restaurant. Ses mots décrivent si bien tout ce qui peut m’attirer ? Ses photos laissent entrevoir un hâvre de bonheur... Et puis, comme une invite, un objet m’attire comme un aimant... (tiens, devinez-donc lequel)

Quique, que je prononce Kouiqué depuis que je me suis procuré  le livre qu’il a écrit sur le riz, (une somme devrais-je dire plutôt) m’a ouvert un univers sur cet aliment universel, riche de toutes les cultures.

Depuis ce temps, (5 ans je crois... c’est long !) je souhaitais rencontrer l’homme, découvrir l’artiste et goûter l’œuvre du cuisinier.

 

 Et si j’allais à Dénia ??? à sa rencontre?   Mer, Soleil, Gastronomie, tous les facteurs sont réunis pour combler mes attentes... Et la Fée propose de m’accompagner, un vrai plus, la cerise sur le gâteau, en somme !

C’est ainsi qu’un beau matin, embrumé de chaleur dès 9 heures, Valence m’a pris dans ses bras. Quelques encablures plus tard Dénia s’est offerte baignée de lumière claquant le bleu du ciel au vent du large qui rivalise d’une palette encore plus intense...

Et les souvenirs d’affluer... Port de Tarragone, ...île de Cabrera, Orejona, Resolute... Neptune III... Port de Soller et les pêcheurs de gambas à couple... Je suis au paradis. El paradiso...

 

 

 

 

 

 

... La maison pouvait donc attendre... 

 

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29 juillet 2014

Écaille et Plume, une histoire… le Pays Cajun

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1987

J’ai fait mes premières armes. L’affaire tourne bien. Il faut dire que depuis l’ouverture le 3 juillet 1985, tout est venu tout seul puisque le restaurant fut complet dès le troisième jour. Au début, si je n’ai ni nom, ni image de marque, le temps a fait « Écaille et Plume », mais le restaurant doit trouver sa personnalité et une résonance auprès des médias pour arriver jusqu’à un plus grand public. Je suis volontaire... et gourmande!... Il faut que cela explose encore plus !

Je décide donc de réaliser une plaquette destinée à une plus grande commercialisation. Renée et Maguy, qui participent à l’élaboration de celle-ci, me suggèrent de prévoir un événement accrocheur en parallèle. Pourquoi pas une soirée spéciale « fête de la musique » qui viendrait marquer les deux ans... Au fil de cette réflexion, l’idée d’une cuisine de soleil fait son chemin... Renée suggère « Jazz... et ambiance New Orleans ». Exception faite de quelques romans de Denuzière, je ne connais absolument rien à la Louisiane, je n’y suis jamais allée, mais l’idée me séduit totalement.

MON CŒUR DE BRETONNE

SE RÉVEILLE !

Ma première démarche est d’en parler à certains clients américains habitués de la maison. L’un deux m’ouvre la bibliothèque de l’ambassade où je peux me plonger sur le sujet. D’autres me feront rencontrer plusieurs jeunes femmes férues de cuisine, et d’histoire.

Très vite, mon intérêt se porte davantage sur l’histoire des Cajuns que sur le reste du folklore local. En remontant le fil de leur histoire, j’apprends que les Cajuns sont partis de Belle-île-en-mer, ou de Saint-Malo au XVIIe siècle pour se rendre au Canada, avant d’être déportés en Louisiane vers des terres promises qui se sont révélées être des marais étouffants infestés de moustiques ! Mon cœur de Bretonne se réveille ! Sur ces terres marécageuses, inhospitalières, certains ont réussi à survivre à ces conditions de vie difficiles, et se sont intégrés à la population indienne. Tous ont gardé un esprit communautaire identitaire et continuent de parler le français. Passionnée par cette histoire, je décide de prendre davantage de temps pour la comprendre. Elle vaut bien plus qu’un saupoudrage sur un dîner de promotion ! La première semaine à thème sur la Louisiane attendra ainsi l’année suivante. Et la plaquette sera envoyée aux journalistes sans plus de fioritures !

L’une des jeunes femmes rencontrées au début de ces recherches devient une amie fidèle, sans qui les subtilités de la cuisine cajun ne m’auraient jamais été révélées : Margaret Androff Wilkerson.

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Margaret aime cuisiner. Sa première idée est de passer un appel dans le journal interne de l’ambassade. Nous collectons ainsi un nombre impressionnant de recettes de famille, que nous devons répertorier, classer et traduire, avant d’en choisir les plus adaptées.

Anne Juge, l’une de ses amies, me prête également le premier livre de Paul Prudhomme, une référence en matière de cuisine cajun et louisianaise
Au fil des traductions, certains mots nous échappent, à l’une pour la langue, à l’autre par la vraisemblance en matière culinaire... Un exemple : la pêche à la chevrette est bien énigmatique!... Ce mot est bien trop souvent utilisé pour être une coquille d’imprimerie...

Je répertorie donc tous les mots ou expressions qui me posent problème et décide d’appeler Paul Prudhomme aux États-Unis ! 

Paul Prudhomme, cajun authentique, possède un restaurant très prisé à la Nouvelle orléans. En 1987, c’est déjà un homme d’affaire avisé, qui outre ses activités de restauration, produit lui-même ses mélanges d’épices, et charcuteries fumées. Tout autant que des émissions télévisées pour vulgariser sa cuisine ainsi qu’une entreprise innovante de vente par correspondance de plats cajuns « prêts à cuisiner ».

« LA CUISINE CAJUN N’EST

NI LA CUISINE CRÉOLE, NI LA CUISINE TEX-MEX !

C’EST UNE RECETTE À ELLE SEULE ! »

Et Paul Prudhomme est alors extraordinaire. Une heure et demie plus tard, le voile est levé, j’ai la réponse à chaque question. En complément de ces informations précieuses, quelques jours plus tard, par le biais de la valise diplomatique, je reçois de sa part, les épices indispensables, du tasso et de l’andouille cajuns. De quoi m’en donner le goût. Deux cassettes vidéos explicatives complètent l’envoi. Si je n’ai jamais pu les lire, Pal et Secam n’étant pas compatibles, du moins pas encore à cette époque, les épices en revanche, ont fait fureur !

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Me voici donc en route pour une expérience gustative inoubliable dans laquelle je vais entraîner la clientèle du restaurant. Suivra-t-elle ? cette question ne m’effleure même pas ! Je suis sûre de mes choix.

C’est ainsi que sont entrés dans ma cuisine, le gumbo, la patate douce, la farine de maïs, le jalapeno, le Tabasco, la pacane, la christophine, le riz sauvage, sans oublier les feuilles de sassafras, la ciblème, pour expérimenter la cuisine cajun.

La cuisine cajun n’est ni la cuisine créole, ni la cuisine tex-mex ! c’est une recette à elle seule !
Prenez un condensé de la cuisine française classique du xviie siècle, ajoutez quelques influences hispaniques, singez d’une pincée d’herbes empruntées aux Indiens Choctaws, assaisonnez de quelques piments mexicains, bien mélanger et laissez reposer quelque temps. Saupoudrez d’une pincée d’épices apprises des Chickasaws. Laissez mijoter quelques décennies pour développer les saveurs. Terminez par une pincée d’adaptation aux ingrédients en fonction

de l’endroit, mélangée à une pointe d’exotisme. Pour servir, un zeste de créativité. Et voilà ! Une cuisine ambivalente, tantôt pimentée, tantôt douce, suave et fine. Dans un même plat, vous pouvez retrouver cette dualité de goût allant de l’épicé au très doux. Jamais je n’aurais imaginé possible d’obtenir ce contraste en bouche avec une puissance de feu qui peut être immédiatement éteinte par la bouchée suivante. Une particularité des dosages et de la complexité des mélanges d’ingrédients et d’épices, que je découvrirai lors de mon voyage l’année suivante.

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Prélude à l’été, la semaine est un succès. Servis en mini-portions, chaque convive peut ainsi tester les 15 plats du menu, sans craindre l’écœurement ou le dégoût. Et goûter les trois pains qui les accompagnent.

 

Que croyez vous qu’il arriva quand l’automne fut venu ??? La pacane a joliment rimé avec faisane, le banana bread s’est essayé au canard sauvage, tandis que la glace pécan-caramel-bourbon s’est installée définitivement pour clore les repas de chasse. La christophine devint l’amie incontestée du râble de lièvre, le gâteau de carotte a flirté entre épices et algues pour un dessert parfumé et léger... Et le riz sauvage ? Il s’est apprivoisé au contact des cerfs et autres gibiers de fortune. À sauvage, sauvage et demi ! Non ? 

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09 avril 2014

CRÉMEUX DE COQUILLAGES AU LÉGER CURRY

29-crémeux

POUR 4 À 6 PERSONNES

coques, amandes, palourdes, clovisses, moules de bouchots… au choix 2 kg au total

vin blanc 2 dl, échalotes 50 g, carottes 50 g, céleri branche 50 g, blanc de poireau 50 g, huile 5 cl, thym PM, persil PM

Pour le velouté au curry

jus de cuisson des coquillages QD, curry 1/4 tsp, crème fleurette 1 dl, fécule de maïs 1 Tbsp

Décor et finition

poivrons rouges pelés PM, pluches de cerfeuil PM

PROGRESSION DE LA RECETTE

- Ciseler les échalotes et le persil, couper les carottes, le céleri et le poireau en brunoise.

Préparation des coquillages

- Faire dégorger les coquillages au préalable pour retirer le sable éventuel.

- Les rincer soigneusement à l’eau courante. Égoutter.

Cuisson des coquillages

- Dans un récipient assez large, faire chauffer l’huile. Émietter le thym au dessus.
- Ajouter en premier les amandes. Remuer, couvrir 1 minute. Puis, ajouter les moules. Couvrir 1 minute.
- Secouer la casserole. Verser le vin blanc et ajouter l’échalote.
- Ajouter ensuite les palourdes, puis les coques en dernier.
- Laisser cuire à couvert pendant 1 à 2 minutes.
- Intercaler un linge sous le couvercle et laisser sous la vapeur pendant 5 minutes hors du feu.
- Vérifier si les coquillages sont ouverts. Laisser encore un peu sur le feu si besoin.
- Ajouter le persil. Mélanger.
- Débarrasser les coquillages dans un plat creux et les laisser tiédir légèrement pour les décoquiller.
- Passer le jus de cuisson au chinois étamine en évitant de verser le fond sableux.

Préparation du velouté au curry

- Dans une casserole, faire fondre les carottes, le céleri et le poireau dans un peu d’huile.
- Verser le jus de cuisson de coquillages filtré. Laisser cuire 5 à 7 minutes.
- Verser la fécule de maïs et le curry dans un petit bol et délayer avec la crème fleurette.
- Verser une louche de bouillon, mélanger puis reverser le tout dans la casserole.
- Laisser épaissir sur le feu en mélangeant bien sans arrêt.
- Prélever environ 1/4 des coquillages ; les verser dans le mixer ainsi que le velouté. Mixer l’ensemble.
- Passer au chinois étamine au-dessus de la casserole de cuisson.
- Vérifier l’assaisonnement, ajouter les coquillages restants et laisser l’ensemble reprendre de la chaleur.

Service

- Tailler le poivron rouge en petits dés ou en fines lanières.
- Verser le crémeux de coquillages dans une soupière ou dans des petits bols individuels.
- Répartir le poivron et les pluches de cerfeuil dessus.
- Servir chaud. 

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07 avril 2014

Des thèmes et des voyages…

 

Pour rencontrer d'autres cultures culinaires

 

Prétexte à de nouvelles recherches pour enrichir la carte et proposer de nouvelles saveurs, de nouveaux plats, une envie de renouveau est a l'origine des semaines à thèmes.

Vous raconter l'histoire de ces rencontres, pour partager avec vous les coulisses qui ont influé sur la création de ces récettes...

Embarquement pour un art du voyage à table, aux escales savoureuses : Bretagne, Louisiane, Adirondacks ....


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BRETAGNE

1988

Le Beaujolais baptise de son nouveau nom le restaurant en 1985. Le val de Loire et ses vins de createurs trouvent une place de choix sur la carte en 1986. Les champignons s’installent a  côté des gibiers et s’incrustent tout au long de l’année 87. Au fur et  a mesure la carte s’étoffe des influences des semaines a thémes. Que proposer en 1988 pour célébrer l’autre versant de l’enseigne, l’écaille ?

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Quel végétal est comparable au champignon ?

Un autre cryptogame, pardi ! L’algue. Les algues, ces champignons de la mer… le champignon représente le côté plume, le côté terre, alors les algues pour la mer et mes origines bretonnes !

Oui, mais voila que sont devenus les goémoniers des temps anciens ? Commercialise-t-on l’algue autrement que japonaise, aujourd’hui ? Qui pourra répondre a mes questions sinon un marin breton ?

Lors des vacances d’hiver en février 1988, il suffit d’aller a la source.

Le temps est aux grandes marées et a la tempête. Temps propice pour rencontrer les marins bloqués a terre.

Café du coin, café du port, café de la place ou du commerce, l’endroit idéal pour un accés aux informations locales, c’est le café ! Nous les avons tant fréquentés lors de nos escales ! Le procédé est toujours le même : commander une boisson, échanger quelques banalités et interroger le cafetier. Celui-ci connaît toujours quelqu’un qui pourra vous renseigner sur ce qui vous intéresse !

Buvant le petit noir matinal sur le port de Concarneau, c’est le conservateur du musée associé à une unité de recherche sur le littoral qui me donnera les coordonnées du professeur Chassé. Chercheur a l’INRA et a l’IFREMER, enseignant a l’université de Brest, c’est un passionné d’algues et de nutrition.

Une heure et demie de conversation téléphonique plus tard, je sortirai de la chambre d’hôtel riche d’informations et optimiste sur l’avenir de l’algue alimentaire pour ses qualités nutritionnelles. Puisqu’il m’indique que quelques goémoniers exercent a Saint-Guénolé, cap est mis séance tenante sur ce port situé a quelques encablures.

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Himanthalia elongata

 

Il fait un temps à décorner les boeufs. Tous les pêcheurs se sont donné rendez-vous pour jouer aux cartes ou aux dominos dans la salle enfumée du bistrot le plus populaire du lieu.

- « Quelqu’un sait où se trouve Mikaël ? » lance à la cantonade l’homme jovial derrière le bar. Je me rends compte qu’ils rigolent tous de bon coeur. Nous sommes l’attraction de ces marins qui ne pouvaient imaginer une demande aussi saugrenue dans un contexte météorologique aussi peu favorable à notre présence parmi eux !

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Wakamé

Mickaël n’est pas là. Deux habitués sortent le chercher et, un moment plus tard, il s’assoit à notre table. Les langues se délient. Mikaël Le Gloannec est pêcheur, et ancien goémonier. Ils ne sont plus que quelques-uns à pratiquer cette activité saisonnière destinée à approvisionner la Sobalg, industrie productrice de colle et de bases cosmétiques.

Et de me raconter leur travail de quelques mois dans l’année. Le bateau est muni d’un bras articulé qui se prolonge par un « scoubidou », sorte de vis sans fin, qui drague les algues entre deux eaux, selon les heures de la marée, à une certaine distance du rivage. Débarquées sur le port de Lanildut, les algues récoltées seront ensuite séchées et transformées en colle ou en engrais.

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Ulve

Leur développement comme aliment est tombé en désuétude. Certains pêcheurs bretons la ramassent encore pour leur consommation personnelle, mais c’est une récolte confidentielle, à l’inverse du siècle dernier où elle était vitale.

- Pourtant, un homme croit dur comme fer à l’avenir de l’algue alimentaire, me dit-il. Un type enthousiaste, un peu comme vous ! Philippe Le Fur ! Il vient de créer un département « algues alimentaires » dans sa jeune entreprise de cosmétique.

Et de l’appeler dans la foulée. Rendez-vous est pris pour les jours suivants. Rencontre féconde ! Une moisson d’informations me permet de mettre en place une semaine à thème dès le mois d’avril suivant et d’initier le public parisien à cet aliment iodé. Si depuis, Algotherm, tout comme Natur’Algues, me fournit ce dont j’ai besoin pour la carte d’Écaille et Plume, c’est à Mickaël que je dois cette addiction fatale ! Il est le premier à me faire découvrir les différentes variétés qu’il m’envoie fraîches, pêchées et triées par ses soins pour la semaine culinaire de Bretagne aux algues. Bien différentes des algues à la japonaise découvertes avec Tashiro dans une vie précédente !

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Manger des algues nécessite de lever une barrière psychologique plus résistante que celle du goût. Nous sommes précurseurs, faudra-t-il déployer quelques talents pour convaincre les clients d’y goûter ? Curieux de nouvelles saveurs, il ne faudra pas trop d’effort à Phil pour les attirer vers une palette iodée. Il faut dire que les noms se balancent comme une invite en croisière. Porphyra tenera, Himanthalia elongata, Palmaria palmata, Laminaria digitata. Et de les apprécier.

 

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Cuisiner les algues laisse sur nos lèvres un inimitable parfum d’iode. Cuisine de saveur marine parfois forte, tantôt discrète, souvent douce, avec cet arôme spécifique d’embruns océaniques. Telle est la cuisine des algues.

 

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Ces végétaux de la mer, d’une immense richesse nutritionnelle, sont des éponges biologiques. Elles concentrent à un très haut degré vitamines, oligo-éléments et sels minéraux. C’est le complément idéal de notre alimentation pour pallier aux carences infligées par notre vie quotidienne urbanisée.

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3 Bigoudènes - Aquarelle de P. Loiseaux dit « J. Moino »

Accent tonique pour sublimer poissons et coquillages, elles suggèrent toujours des accords subtils de saveurs qui éclatent en une gerbe resplendissante. Un bonheur pour le cuisinier !

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Entrées définitivement sur la carte, sous leur nom vernaculaire, les algues sont cuisinées fraîches d’avril à Octobre puis sèches, micronisées ou en paillettes, en dehors de la saison. La Setalg et ses spaghetti de la mer dé-iodé et attendries par un procédé identique à celui réalisé pour la choucroute lors du passage en tunnel, est une vraie trouvaille. L’osso-bucco de lotte y trouve un vrai partenaire de choix. Le wakamé produit à Ouessant n’a de cesse de faire évoluer mes cuissons de coquillages, le kombu raboté ajoute une note marine subtile aux Saint-Jacques, tandis que la laitue de mer et le nori en paillettes flirtent avec la viennoise de barbue. Seuls quelques clients américains, surpris par une première expérience, réserveront toujours avant de traverser l’Atlantique avec ce leitmotiv : « No seaweed, please » !

Parler des algues, sans aborder la Bretagne. Vous n’y pensez pas tout de même ?

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Festival de Cornouaille

Écaille suggère du poisson, certes. Mais tout ce qui touche au domaine de la mer trouve une place de choix sur la carte. Et constitue le socle sur lequel je bâtis la carte, saison après saisons. Il en va ainsi des coquillages et crustacés, une des ressources principales de Bretagne.

Et comme le volume permet l’achat à meilleur cours, la semaine « Pinces et carapaces », est l’occasion de servir un homard à chaque convive dès les beaux jours, ou alors toute la ribambelle des coquillages de pêche à pied autorisés, pour avoir la forme dès avant le retour du printemps. Allier plaisir, forme, et santé économique, est-ce interdit ? Giglettes de bigorneaux, ou terrine de bernicles aux laminaires ne seront jamais loin d’une pâte à crêpe ou d’un gâteau breton à l’algue confite. Les caillebottes apportent une note de fraîcheur sous la canicule, accompagnées par les florentins de la ville d’Ys de Monsieur Châtillon.

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Avant tout marins, les Bretons adoptent les épices des comptoirs coloniaux indiens rapportées dans leurs bagages. Dosées avec doigté, elles sont utilisées en touches imperceptibles ou bien, au contraire, comme dans ce crémeux de coquillages, affirment leur identité pour soutenir une comparaison iodée.

 

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28 mars 2014

Ecaille et Plume… la carte des douceurs….

La carte des douceurs n’échappe pas aux recettes incontournables, non plus. Les gourmands en chocolat me laissent peu de répit entre la mousse de chocolat à l’ancienne, qui s’exporte jusqu’en Michigan, ou le biscuit caraque, pilier de tous les banquets, à commencer par les sorties des Anthologies de J.-J.Brochier aux éditions Hatier, dont je décore le dessus à la manière d’un livre. Cependant, la recette la plus significative d’engouement sous influence est la blintze.

 

 

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« Les Canard Sauvage »

Biscuit Caraque revisité lors de la sortie du livre

de J.J Brochier

 

C’EST AINSI QUE RENAÎT L’HISTOIRE.

 

Les blintzes sont des crêpes traditionnelles juives fourrées au fromage blanc et parfumées au citron. Elles sont servies chaudes au dessert.

En 1993, pendant quinze jours en juillet, je célèbre la fête des fleurs autour du thème de la cuisine méditerranéenne. D’où une série de festins constitués de hors-d’œuvre miniatures cuisinés : tapas espagnoles, mezze libanais, kémias du Maghreb. Souhaitant que chaque convive choisisse ce qui lui ferait plaisir, j’imagine donc de cuisiner une multitude de petits plats différents.

Tout le bassin méditerranéen propose, sous diverses appellations, un même principe de convivialité constitué d’une grande variété de mets. Je désire retrouver dans ce thème Festin méditerranéen cette abondance qui va des boulettes jusqu’aux différentes purées, en passant par des bouchées variées. Tous ces plats, présentés dans des petits récipients, à base de viande, de volaille, de poisson, ou de légumes, peuvent être commandés indifféremment en entrée ou en plat principal, certaines préparations étant servies chaudes. L’idée était de proposer à profusion une multitude de saveurs, que les clients s’échangent à plusieurs, et qui s’inscrivent dans ce principe d’apéritif qui devient dînatoire.

Pour accompagner cette multitude de plats, j’ai fait un choix de desserts où apparaissent les blintzes, un mets d’origine juive qui a évolué avec ses différentes adaptations dans divers pays. Bien avant d’être cuisinier, j’ai été sensibilisée à la cuisine traditionnelle israélite, et les préceptes qui lui sont attachés et à leur transposition par la diaspora. En définitive, en continuant à puiser sans cesse dans la culture juive, la diaspora agit, comme je le fais avec tous mes voyages culinaires. Comme la palatchinken, la blintzes est un exemple qui illustre très bien cette transposition. Ce sont des mets que l’on retrouve dans tous les pays de la diaspora, comme en Autriche.

Dans la tradition juive, la blintze est une grosse crêpe, sorte de grande omelette épaisse, que l’on farcit avec un appareil de fromage blanc citronné. Une fois roulée, et coupée en morceaux, elle devient un dessert convivial à partager en famille. La palatchinken comporte les mêmes ingrédients, mais est parfumée à l’alcool au lieu d’un zeste du citron.

Pour cette semaine méditerranéenne, je cherche à faire des bouchées plus petites et plus légères. De culture bretonne, je ne peux me résoudre à faire une crêpe épaisse. Mes blintzes deviennent donc des crêpes fines, cuites dans des poêles à blinis, farcies ensuite d’un appareil identique à celui des blintzes traditionnelles.

Ces petites blintzes emportent un tel succès qu’elles prennent place en dessert sur la carte d’Écaille et Plume, avec cinq minis blintzes dans une portion. Je me transforme alors en vishnu, organisatrice d’un véritable ballet avec mes poêles à blinis, j’adore ça ! Une demi-heure est nécessaire pour faire environ 150 crêpes. Quand elles quittent la carte, elles partent pour deux, trois jours, le temps de laisser la place à une autre création, mais à la demande générale, elles réapparaissent aussitôt. Elles garderont le nom juif blintzes jusqu’à la fermeture d’Écaille et Plume.

 

(photo Thierry Arensma pour gamelleprod ©)

pour 10 personnes

Pour la pâte

farine 300 g, bière 25 cl, lait demi-écrémé 50 cl, eau 20 cl, oeufs = 3

Pour la farce

fromage frais Saint-Moret 500 g, sucre vanillé 120 g, zeste de citron non-traité = 2, jaunes d’oeufs 2, beurre en pommade 100 g

Décor et finition

matière grasse pour la cuisson des crêpes PM, sucre glace pour la finition PM

Progression de la recette

Préparation de la pâte à crêpes

Tamiser la farine dans un saladier. La délayer avec la bière, puis le lait et ensuite l’eau.
Laisser reposer une demi-heure.
Ajouter ensuite les oeufs entiers et bien mélanger.

Fabrication des crêpes

Chauffer des poêles à blinis. Les enduire de matière grasse au pinceau.
Verser uniformément dans chacune la moitié d’une louche de 5 cl de pâte. Répartir sur le fond. -Laisser cuire puis retourner la crêpe à l’aide d’une spatule et laisser cuire ce côté.
Stocker ensuite les crêpes sur une plaque en les chevauchant.
Entre les couches, disposer une feuille de papier siliconé jusqu’à utilisation.

Préparation de la farce

Dans un saladier suffisamment grand, zester finement les citrons.
Ajouter le Saint-Moret, puis le sucre fin et malaxer à la fourchette pour obtenir un mélange homogène.
Ajouter alors les jaunes un par un dans un coin du récipient et incorporer le reste de la masse avec précaution.
Terminer par le beurre. Bien mélanger à nouveau.
Débarrasser dans un récipient et mettre au froid jusqu’au moment du service.

Service

15 minutes avant de servir, préchauffer le four à 180 °C.
Disposer une cuillerée à entremets de farce sur chaque crêpe puis la rouler sur elle-même.
Ranger les crêpes serrées les unes contre les autres sur une plaque.
Les enfourner 10 minutes pour les réchauffer, et cuire la farce qui va gonfler et les faire dorer.
Servir chaud, saupoudré de sucre glace.

 

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25 mars 2014

Salade craquante océane

 

T.A

 

La salade craquante océane

Pascale habite à côté, rue Valadon. Régulièrement, elle invite ses amis à prendre l’apéritif chez elle avant de venir dîner au restaurant.

Un soir, Pascale me dit : « Marie, depuis trois jours, je subis des repas d’affaires gargantuesques auxquels je n’ai pu me soustraire… au point d’être un peu barbouillée ce soir. N’aurais-tu pas quelque chose de léger, juste trois fois rien pour accompagner mes amis…, comme une salade ? »… Après un bref inventaire des ressources de l’économat du jour, je me laisse guider par l’envie de lui faire plaisir et la façon dont je la ressens.

Deux poignées de jeunes pousses mélangées (mizuna, pourpier, roquette, feuille de moutarde), des herbes fraîches à profusion, un peu moins que rien de chair de tourteau émiettée. Un pschitt de vinaigre et de soja, une pointe de curry, un beau filet d’huile d’olive au fruité vert, pour donner de la rondeur. Et pour amalgamer l’ensemble, une barquette de graines germées d’alfafa.

Un fond de pâte à frire, quelques graines de kacha, autant de sésame et de pavot, une pointe de nigelle. Un petit tour dans la poêle à blinis et, quelques minutes plus tard, deux crêpes fines et craquantes.

Dresser de façon appétissante mais aussi espiègle… ses invités sont là pour un moment amical et joyeux. Monter la salade en colonne entre les deux crêpes, un trait de sauce, et voilà ! la salade craquante océane est née.

Appréciée par Pascale, elle fit envie à ses amies qui dès la semaine suivante réclament la « salade de Pascale » !

 

pour 6 personnes :

(Les crêpes et la vinaigrette peuvent être préparées en avance, jusqu'au montage final)

Éléments de base :

salades variées : roquette, pousses d’épinard, pourpier, mesclun, mizuna 500 g, cerfeuil 1 bouquet, ciboulette 1 bottillon, alfalfa (luzerne) 100 g, chair de crabe 300 g

Pâte à crêpes « craquante » :


farine de blé 70 g, farine de sarrasin 35 g, bière 10 cl, lait 10 cl, eau 10 cl, œufs 1
huile 1 Tbsp

pavot, sésame, nigelle 3 Tbsp

Sauce vinaigrette :

huile 3 Tbsp, vinaigre de vin 1 tsp, sauce soja 1tsp, sauce Worcestershire 1 tsp, sel ¼ tsp, poivre ¼ tsp

Éléments divers :

beurre fondu pour lustrer 25 g, matière grasse (pour cuire les crêpes) 70 g
 
Progression de la recette :
 
Nota Bene : Les crêpes et la vinaigrette peuvent être préparées en avance, jusqu’au montage final.
 
Mise en place :

Nettoyer toutes les salades et herbes et mettre au frais en attente. Effilocher la chair de crabe si nécessaire
 
Préparation de la pâte à crêpes :

Dans un saladier, tamiser les deux farines, les délayer avec la bière puis le lait et l’eau. Laisser reposer au moins une heure pour détendre la pâte.
Ajouter alors l’œuf. Bien mélanger le tout. Passer au chinois avant de s’en servir.

Fabrication des crêpes :

Faire chauffer des poêles à blini. Les beurrer au pinceau.
Verser uniformément, dans chacune, la moitié d’une petite louche de 5 cl de pâte et répartir uniformément sur le fond. Laisser cuire, puis retourner en s’aidant d’une spatule. Cuire ce coté puis glisser la crêpe sur une assiette pour refroidir.
Stocker les crêpes sur une plaque en les faisant se chevaucher et couvrir en attendant. Intercaler une feuille de papier sulfurisé entre les rangées si nécessaire.
 
Sauce :

Dans un bol, rassembler tous les ingrédients et émulsionner.
 

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Montage des « craquantes » :

Étaler les crêpes sur une plaque allant au four. Recouvrir d’une autre plaque ou d’une silpat, et enfourner pour les rendre craquantes.
Dans un très grand saladier ou un cul-de-poule, mélanger les différentes salades avec l’alfalfa, le cerfeuil en grosses pluches et la ciboulette ciselée. Ajouter la chair de crabe effilochée, arroser de vinaigrette et remuer avec précaution.
Dresser un cercle en inox de 10 cm de diamètre sur chaque assiette. Déposer sur le fond une crêpe. Prendre une poignée du mélange et tasser en tournant. Remplir le cercle en tassant bien puis finir par une crêpe. Retirer le cercle.


Servir entouré d’un cordon de sauce.

 

 

 

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